Jean-Guillaume de TOCQUEVILLE, avocat, président de la Fondation Tocqueville et de l’association French Heritage Society (FHS).
Samedi prochain, 4 juillet, marquera le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance américaine, considéré comme l’acte de naissance des États-Unis. Le 4 juillet 1776, les 13 colonies britanniques se déclarent indépendantes de l’Angleterre. Une guerre s’ensuivra jusqu’en 1783. La France de Louis XVI se ruine pour la cause des insurgés, vainqueurs à la bataille de Yorktown grâce au comte de Rochambeau. Une autre figure, le marquis de La Fayette, est encore célébrée comme « le héros des deux mondes », de part et d’autre de l’Atlantique. Sans oublier Alexis de Tocqueville, et son maître-ouvrage De la démocratie en Amérique écrit à la suite de son voyage de 1831. Tocqueville est l’observateur du nouveau monde ; il voit que la démocratie n’est pas seulement un régime politique ; c’est un état social fondé sur l’égalité des conditions. Comment peut-il nous aider à considérer l’amitié franco-américaine quelque peu secouée par l’état d’esprit du trumpisme ? Les Conversations Tocqueville ont eu lieu les 26 et 27 juin dernier près de Barfleur (Cotentin), dans le château familial. Cette conférence internationale démontre l’étonnante actualité de la pensée d’Alexis de Tocqueville, et représente un point de repère face à la crise que traversent les démocraties occidentales. Jean-Guillaume de Tocqueville les fait vivre. Il vient aussi de prendre la présidence de l’association French Heritage Society qui rassemble les mécènes américains amoureux du patrimoine français.